Utilisée, placée, imprimée dans chaque cellule, chaque geste entravé.
Je l’entends respirer, j’entends son corps qui explose de sons qui frappent ses tympans. Elle sait, elle sent la badine sur ses chevilles, l’air sur son cul exposé, elle sent la tension de son corps, cette attente qui la fait aller en tout sens à l’intérieur et l’immobilité parfaite qu’elle conserve parce que cette attente n’est pas entre ses mains.
Les contraintes la placent exactement comme son Maître le désire, posée devant Lui, son corps prend la forme qu’il désire, Territoire apprivoisé, conquis
Ses mains fermées qui disent sa difficulté, ouverte et troublée. La main sur son cou, son corps offert parce que tel est le désir de son Maître.
Laissée seule, un son, un bruit de pas, un claquement de porte qui lui font tourner la tête cessant de respirer pour mieux entendre, suspendue, ses poings fermés trahissant sa tension.
Contraintes multiples et pourtant c’est la main agrippant les cheveux qui pour moi est le trouble le plus profond.
Son pied qui la place, sensation toute différente du même geste sous l’impulsion de sa voix ou de sa main. Ton pied produit à chaque fois en moi une onde de choc, j’y ressens ma place intensément, j’y suis tremblement, conscience, ce geste dit en silence Ton pouvoir et je m’y ressens je T’y ressens intensément.
Chatte grimaçante prise par un piège à souris sur ses tétons… ça en fait des contradictions…
Une simple baignoire est suffisante. Sentir Ta main qui m’empêche de remonter est une sensation terriblement percutante car quel que soit le temps que je peux rester sous l’eau c’est à l’instant où le besoin d’air se fait sentir que Tu me fais sentir que ‘non, pas encore’. Cette sensation de ne pas pouvoir rendre de l’air à mon corps au moment où j’en éprouve le besoin physique est beaucoup plus troublante que je ne l’aurais pensé.